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"Je m'en fous, c'est pas mon problème aujourd'hui" : David Lisnard fustige la "rhétorique" de LFI après une question sur le 17 octobre 1961
information fournie par Boursorama avec Media Services 20/10/2026 à 11:56

A l'occasion d'un débat sur les pillages et violences survenus les 17 et 18 octobre, le candidat à la présidentielle a été interrogé sur les exactions commises contre des Algériens sous l'autorité du préfet Maurice Papon. S'en est suivi un vif échange avec sa contradictrice proche de LFI, David Lisnard fustigeant notamment un argumentaire qui "essaie d'écraser tout le monde".

David Lisnard, à Cannes, le 31 août 2026 ( AFP / VALERY HACHE )

David Lisnard, à Cannes, le 31 août 2026 ( AFP / VALERY HACHE )

"C'est très grave, c'est dramatique, mais c'était en 61". Lors d'un débat sur le plateau de LCI consacré aux violences et pillages à grande échelle survenus à travers la France les 17 et 18 octobre , le candidat à l'élection présidentielle David Lisnard a répondu sèchement à une étudiante proche de La France insoumise, concernant le 17 octobre 1961, lorsque des dizaines d'Algériens furent tués et jetés dans la Seine par des policiers.

Créatrice de contenus sur les réseaux sociaux et proche de LFI, Lola-Fleur Whittaker a interpellé le candidat Nouvelle Energie au sujet des drapeaux algériens aperçus dans les manifestations. "Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu'il s'est passé le 17 octobre 1961", lui a t-elle demandé.

"Votre rhétorique ne m'intéresse pas!"

"Non mais je m'en fous madame, j'en ai rien à foutre, j'en ai rien à cirer, j'étais pas né, depuis il y a eu l'indépendance de l'Algérie", a répondu le maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle, en dynamique dans les sondages depuis quelques semaines. "J'ai des potes algériens, heureusement mes potes d'origine algérienne ils ont bien compris qu'on était passé à autre chose", a poursuivi celui qui est également président de l'Association des maires de France (AMF), s'en prenant à l'argumentaire insoumis : "Votre rhétorique ne m'intéresse pas!", a t-il ainsi lancé.

Selon les historiens, à côté de nombreux blessés, entre une trentaine et 200 manifestants furent tués et leurs corps jetés dans la Seine, lors de ces exactions commises sous l'autorité du préfet Maurice Papon. Ces Algériens manifestaient pour l'indépendance de leur pays.

"On vous connait par coeur !"

"C'est très grave, c'est dramatique, mais c'était en 61", a ensuite nuancé David Lisnard avant d'expliquer que ce n'était "pas (son) problème aujourd'hui", alors qu'il parlait jusqu'ici des violences et des pillagesqui ont marqué plusieurs villes de France depuis samedi. "Je sais. vous avez fait des études, moi aussi je suis allé à l'école", a t-il insisté, à l'égard de son interlocutrice.

Pourquoi une telle réponse? "Parce que c'est pas mon problème aujourd'hui ! Pour une fois, vous ne serez pas dans votre rhétorique qui essaie d'écraser tout le monde. On vous connait par coeur ! ", a t-il abondé.

En 2024, l'Assemblée nationale avait approuvé une proposition de résolution condamnant le "massacre" du 17 octobre 1961 à Paris. La même année, le président de la République Emmanuel Macron avait rendu hommage à ces Algériens, parlant de "faits inexcusables pour la République".

14 commentaires

  • 12:14

    Et cette LFIste ne parle évidemment pas des centaines de Français tués par le FLN . Les Français n'interrressent pas cette secte !!


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